Questions réponses sur le ronflement et le Syndrome d'apnées du sommeil ou SAS

Le ronflement : 

 

Il traduit la vibration le plus souvent inspiratoire des tissus pharyngée, c'est lui qui le plus souvent amène le patient à consulter. 

Sa prévalence augmente avec l’âge ainsi plus de 30 % des hommes de 50 ans ronflent.

Entre 41 et 65 ans 60 % des hommes et 40 % des femmes ronflent.

La ménopause chez la femme est un facteur aggravant.

Il est aggravé par la position dorsale, les hypnotiques, l'alcool, l'intoxication tabagique, l'inflammation rhino pharyngée, le surpoids et la grossesse.

Le fait même de faire « chambre à part » est un argument d'intensité des désagréments. Il peut être responsable d'une fracture dans le couple à différencier du faux argument de mésentente.

 

Le Syndrome d'apnée du sommeil ou SAS : 

 

le risque d'avoir un syndrome d'apnée de plus de 15 apnées/heure est plus élevé chez l'homme ronfleur habituel. 

La constatation d'arrêts respiratoires par le partenaire ou l'entourage est un facteur important de probabilité d'avoir un syndrome d'apnées du sommeil.

 

Il faut rechercher des facteurs de risque cardio-vasculaire :

  • Le SAS entraîne un risque multiplié par deux pour l'hypertension artérielle, par trois pour l'insuffisance coronarienne et par quatre pour les accidents vasculaires cérébraux.

  • L'obésité accroît le risque de SAS : 2/3 des SAS sont obèses et 30 % des gens obèses sont apnéiques.

  • Le tour de taille : l'importance du tour de taille tient à la présence d'une graisse viscérale en excès responsable des complications attachées au syndrome métabolique.

 

Certaines anomalies morphologiques favorisent le SAS

  • Le tour de cou (pathologique si > 42 cm)  est un élément prédictif chez l'obèse ou non obèse. Son augmentation et le fait d'un positionnement antérieur de l’os hyoïde et donc morphologiquement constitutionnel.

  • Un articulé dentaire en classe II, une face longue, une endo-maxillie et un palais ogival

  • L' abaissement de l’os hyoïde

 

Lors de l'examen il faut rechercher le site obstructif et on distingue 3 niveaux d'obstacle possible sur les voies aériennes supérieures :  

 

  • Le tiers supérieur(nez, rhinopharynx et cornets ) : défaut de la valve nasale, déviation septale, anomalies des cornets,  polypose, hypertrophie des végétations dans le cavum.

 

  • Le tiers moyen : hypertrophie des amygdales, hypertrophie de la base de langue (score de Mallampati), espace rétro vélaire

 

  • Le tiers inférieur : espace rétro basi lingual ou espace pharyngé postérieur, épiglotte, larynx, présence d'amygdales linguales, orientation du grand axe de la lumière avec comme forme plutôt péjorative un axe antéro-postérieur plus grand que le transversal.

 

Certaines Manœuvres vont tenter de préciser le site obstructif : Manoeuvre de Müller qui s'effectue en Valssava inversé et Manoeuvre de propulsion mandibulaire qui augmente l'espace rétrobaislingual.

 

La polygraphie ventilatoire :

 

Elle va préciser les différents paramètres du sommeil et notamment l'index d'apnées hypopnées :

 

  • apnée : arrêt complet des débits aériens naso- buccaux pendant au moins 10 secondes. Elles sont obstructives s'il existe des efforts respiratoires concomitants c'est-à-dire persistance des mouvements thoraco abdominaux, elles sont centrales en l'absence d'efforts respiratoires concomitants, elles sont dites mixtes si le début est central et la fin de structure.

 

  • Hypopnée : c'est la diminution pendant au moins 10 secondes de plus de 50 % d'un des signaux de débit respiratoire ou la diminution significative d'au moins 30 % d'un de ces signaux associés soit une des saturations de plus 3 % soit un micro éveil.

 

  • Épisode de haute résistance : événements respiratoires caractérisés par une phase de dépression œsophagienne progressivement croissante responsable d'un micro éveil.

 

  • Micros éveils éveil cérébraux au cours du sommeil imperceptible par le patient peuvent être secondaires à des événements respiratoires.